ARVA, DVA et Sac ABS : tout savoir sur la sécurité avalanche

La poudreuse, la vraie. La montagne, majestueuse, et ses grands espaces naturels à perte de vue. L’air frais et pur qu’on prend le temps d’inspirer à pleins poumons avant de se lancer. Personne aux alentours. Et ce sentiment de profonde liberté… Vous en rêvez parce que vous souhaitez le vivre pour la première fois de votre vie, ou parce que vous ne pouvez déjà plus vous en passer.

Pourtant, même si l’on peut être amateur de sensations fortes, l’expérience du ski hors-piste nécessite une anticipation et un équipement dignes des professionnels de la glisse. Dans cet article, nous revenons sur le matériel nécessaire pour sécuriser un maximum vos sorties, à savoir le trio DVA/pelle/sonde et les sacs ABS.

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Prévoir les dangers du ski hors-piste

Autorisées en France afin de respecter la liberté de chacun d’aller et de venir, vos aventures au-delà des filets délimitant le hors-piste et les sentiers sécurisés impliquent avant tout votre capacité à vous responsabiliser. Et cela commence par la préparation de vos escapades. Recherchez toutes les informations relatives aux conditions météorologiques et d’enneigement. Nombreux sont les sites web qui fournissent ces données : citons ceux de Météo France, de l’Association Nationale pour l’Étude de la Neige et des Avalanches (ANENA) et bien sûr celui de la station dont vous désirez jouir du domaine.

Le niveau de risque d’avalanche est également un élément capital à considérer. Gradué de 1 à 5 pour le niveau le plus fort, il est donné par le site de l’ANENA. Faites attention ! En cas de problème hors des pistes balisées, votre responsabilité civile ne vous couvrira pas. Quant aux assurances spécifiques, rares sont celles qui préservent vos arrières au-delà d’un risque d’avalanche de niveau 3.

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Le risque de déclencher des avalanches en ski hors-piste ©Wikimedia

Une fois sur place, misez sur l’observation et la prudence. Mieux vaut différer ou annuler votre excursion hors-piste plutôt que d’y laisser votre vie. Le risque zéro n’existe pas. Si un skieur averti tel que vous en vaut deux, celui qui prête attention aux reliefs pour évaluer les risques et sélectionner le meilleur couloir de glisse en vaut trois. Quant à celui qui est accompagné, il en vaut un de plus.

DVA/sonde/pelle : le trio clef de votre survie

L’Appareil de Recherche de Victimes d’Avalanche (ARVA), ou Détecteur de Victimes d’Avalanche (DVA), fait partie d’un équipement de sécurité composé de trois éléments incontournables avec la sonde et la pelle.

Non, le DVA n’empêche pas l’avalanche de se produire. En revanche, il permet à toute personne à proximité d’identifier votre signal et de vous localiser précisément. Celui-ci est émis sur une fréquence de 457 kHz. Il s’accélère et s’amplifie à mesure que les secours se rapprochent de vous. Il leur faut ensuite sonder le sol pour enfin creuser et vous sauver de l’emprise glacée.

Le DVA est désormais obligatoire dans certains pays, notamment en Italie. En France, il est un matériel de sécurité primordial pour lequel des formations ont été mises en place afin d’optimiser l’utilisation du matériel et d’apprendre les méthodes de secours en avalanche (notamment la recherche en croix), en situation simple et en groupe autonome. Elles sont dispensées par l’ANENA, les clubs alpins français, les bureaux des guides accompagnateurs et certaines associations de randonnée et de ski en haute altitude.

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Car si les DVA récemment commercialisés paraissent simples d’utilisation, la panique et le stress peuvent rapidement vous faire omettre les réflexes à avoir, que vous soyez victime d’une avalanche ou que vous alliez au secours de personnes prises au piège.

Le DVA doit se porter au niveau de votre première couche de vêtements : il ne vous servira à rien s’il est au fond de votre sac ou sur votre bonnet : la neige pourrait les arracher avant de vous ensevelir. Assurez vous également du niveau de charge de la batterie de votre DVA avant votre départ. Profitez-en pour vérifier les modes émetteur et récepteur de l’appareil ainsi que la présence effective de votre sonde et de votre pelle dans votre sac pendant le rangement.

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Sacs ABS : pour rester en surface

90% : ce sont vos chances de survie durant les quinze premières minutes une fois que l’avalanche vous a recouvert. Elles diminuent de moitié au-delà pour atteindre 34% au bout de trente-cinq minutes. Aussi, mieux vaut prévoir le matériel adéquat qui vous permettra de rester au plus près de la surface pour réduire le temps des recherches et augmenter vos chances de survie.

Lorsque plusieurs particules sont en mouvement, les plus grosses ont tendance à remonter à la surface. Le sac ABS vous permet d’augmenter votre volume lors du déclenchement d’une avalanche. Le système est amorcé à l’aide d’une manette disposée sur le thorax. Celle-ci est reliée à une bouteille d’air comprimé disposée à l’intérieur du sac. L’air remplit presque instantanément des poches intégrées qui se déploient entre vos épaules et derrière votre tête, ou en deux parties sur la quasi-totalité de la longueur de votre corps.

Le sac ABS doit respecter les normes européennes dans sa conception et sa fabrication. De plus, comme pour le trio DVA/sonde/pelle, il doit faire l’objet d’une attention particulière avant de partir. Vérifiez que la bouteille d’air comprimé soit bien disposée et maintenue à l’intérieur du sac, que la manette de déclenchement soit bien positionnée et dégagée juste avant le début de votre glisse. En parallèle, soyez vigilant au pliage des poches intégrées sur les côtés, comme le ferait un parachutiste avec celui de sa toile avant un saut.

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©Johnny Adolphson – Shutterstock

Le prix de la sécurité

En magasin ou sur le web, de nombreuses marques spécialisées offrent une large gamme de références alliant l’optimisation de votre sécurité, le confort et le plaisir.

Voici la moyenne des prix établie en fonction des modèles et des marques disponibles actuellement sur le marché :

  • Trio DVA/sonde/pelle : entre 250 et 500 euros. Soyez attentif lors de votre choix à l’autonomie de la batterie, la bande passante, la portée maximale et le poids du DVA.
  • Sac ABS : entre 150 et 700 euros. Les meilleurs rapports qualité/prix se situent dans la gamme intermédiaire de prix, soit entre 350 et 400 euros.
  • Masque : entre 100 et 200 euros. Optez pour une catégorie quatre qui filtrera la lumière jusqu’à 97% grâce à la teinte très foncée de l’écran.
  • Protection dorsale : entre 50 et 150 euros. Elle couvre votre dos à la manière d’une seconde peau et s’enfile comme un gilet. Favorisez les modèles souples et suffisamment aérés.
  • Casque : entre 50 et 250 euros.

Un dernier point : pensez à disposer de réflecteurs suffisamment visibles sur votre équipement, qu’ils se situent sur votre combinaison, votre sac, vos bottes et/ou votre casque.

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©Eric Smanders – Shutterstock

Vous savez désormais quel équipement est nécessaire pour sécuriser un maximum vos sorties hors-piste ! Nous vous conseillons cependant de partir en compagnie d’un guide expert du milieu, qui saura parfaitement analyser la montagne et vous guider hors des sentiers battus.

Sur Kazaden.com, nous vous mettons en relation avec les meilleurs experts du milieu, partout en France ! Pour trouver votre moniteur, rendez-vous sur notre site en cliquant sur le lien ci-dessous ou contactez nous directement au 01 79 75 71 72. A très bientôt dans les montagnes  !

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