Stage de Survie en pleine nature – récit d’une aventure hors du temps

Depuis quelques années, le stage de survie en milieu naturel est devenu un incontournable pour tout aventurier en quête d’une expérience singulière et revigorante. Face au rythme effréné de nos vies quotidiennes, ces stages répondent au besoin de se déconnecter du monde, de (re)apprendre à se débrouiller dans un environnement hostile et de faire face à l’imprévu. 

Pascal est de ceux qui ont connu le scoutisme et l’excitation de se retrouver livré à lui-même dans le Grand Atlas Marocain. Lorsqu’il s’est fait offrir en cadeau un stage de survie dans le Jura, il y a tout de suite vu l’opportunité de retrouver des sensations de jeunesse et d’apprendre de nouveaux savoirs. 

Un cadeau à dormir dehors

Ma femme et mes enfants m’ont offert pour mes 57 ans un stage de survie de deux jours avec l’équipe de Denis dans le Jura.

Au début, j’ai cru qu’ils voulaient se débarrasser de moi…

Il est 9h00 : Nous sommes 13 personnes, tous réunis pour deux jours de survie dans le massif du Jura, à deux pas de la frontière Suisse. La première journée de ce stage de survie commence par une injonction : se démunir de nos téléphones portables et de nos montres pour ne garder que l’essentiel, un couteau, une boussole et un sac de couchage (c’est presque le grand luxe). Nous entamons les premiers kilomètres de marche par la cueillette des plantes et des insectes comestibles qui nous régaleront pendant ces deux jours. Des sauterelles foisonnent dans les champs, ce qui nous donne l’occasion de s’en mettre quelques-unes sous la dent – vivantes – et de garder les autres pour le barbecue à venir. Orties, baies sauvages, fraises des bois, la nature nous offre une grande variété de friandises que nous conservons précieusement.

Comment dormir sur ses deux oreilles ?

“Pour le bivouac, il faut choisir un sol plat, proche d’arbres pour s’en servir comme supports, et si possible sous des arbres touffus.”

Après une course d’orientation où je n’ai finalement pas mené mon équipe au bon point d’arrivée (scout un jour, scout.. hum), nous voilà dans la zone de campement à la recherche d’une place confortable pour dormir. Chacun y va de son avis. Les personnalités se dévoilent et je commence à comprendre l’intérêt de penser pour la communauté. Nous installons le campement. Pour pourvoir dormir confortablement dans la nature, le mieux est de choisir un sol plat, proche d’arbres pour s’en servir comme supports, et si possible sous des arbres touffus. Cela permet d’être abrité en cas de mauvais temps ou d’orage soudain.

Mode survie activé : l’épreuve du feu

Moi qui voulais leur montrer de quel bois j’me chauffe, ce fut plus compliqué que prévu ! Sans allumette ni briquet, nous avons choisi de faire du feu par friction. Cette vielle technique consiste à frotter deux éléments en bois pour produire une braise et présente l’avantage de n’avoir besoin que de trois outils : 

  • Un arc tendu par une corde (ou un lacet)
  • Une planchette de lierre ou d’épicéa
  • Une drille (un bout de bois pointu) réalisé à partir de noisetier

Ce moment a été magique, euphorique, ancestral.

Malgré les instructions, il aura fallu plus d’une heure et demi pour qu’une des équipes (sur cinq), parvienne à allumer la première flamme. Ce moment a été magique, euphorique, ancestral. La nuit tombée, nous avons formé deux équipes, celle des téméraires pour une excursion sans lampe frontale pour observer les orages et quelques étoiles tandis que l’autre (dont je faisais partie) se couchait après une journée bien fatigante.

Horsmis les ronflements de certains, quelques gouttes de pluie, le crissement des animaux, un sol qui nous rappelle le bon souvenir de notre confort quotidien, j’ai plutôt bien dormi.

Au petit déjeuner, café chaud, chocolat chaud, thé à volonté, tartines grillées et croissants, tout cela, dans notre imagination. C’était plutôt : baies, tisane de pissenlits, quelques fraises des bois (pour les veinards) et feuilles d’orties roulées (qui donnent un gout de concombre ou de haricot vert).

Nous avons effectué des ateliers pour la fabrication de pièges (bien sûr inoffensifs car chasser des animaux quand ce n’est pas nécessaire est considéré comme du braconnage) suivi d’un exercice d’orientation avec le soleil et l’apprentissage de la lecture d’une carte.

Pour le trajet du retour nous avons confectionné un brancard de fortune et nous nous sommes relayés en tant que brancardiers et blessés, tous cela dans une bonne ambiance et un effort équitable.

Le clou de la journée, c’est le dur retour à la réalité avec une belle surprise à l’arrivée : un repas préparé par l’auberge qui nous a servi de point de départ.

Transmission du savoir

Candice, notre accompagnatrice est une personne passionnée. Elle a su nous transmettre son savoir et son expérience de la survie en nature. La rencontre avec des personnes qui viennent de tout horizon, le collectif qui s’organise, l’aventure humaine… tout cela est un voyage hors du temps, une expérience enrichissante qui restera dans nos esprits.

 

Si comme Pascal vous souhaitez apprendre les bases de la survie, découvrez l’ensemble de nos stages de survie.

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