Ascension de l’Everest : le défi d’une vie

L’ascension de l’Everest est tout simplement mythique et incarne aujourd’hui le défi d’une vie. Se lancer à l’assaut de la plus haute montagne du monde, culminant à près de 8848 mètres d’altitude, implique de bien la connaître et de s’être préparé méticuleusement. Aucun détail ne doit être négligé car la moindre erreur peut avoir de terribles conséquences, à la fois pour soi et pour les autres alpinistes. Avec vous, nous retraçons ce qui fait la légende de ce sommet situé en plein cœur de l’Himalaya, à la frontière entre le Népal et le Tibet.

L'Everest ©Wikimedia

L’Everest ©Wikimedia

L’Everest : un peu d’histoire

L’Everest tient son nom de George Everest, arpenteur général britannique des Indes Orientales. Mais c’est son successeur, Andrew Waugh, qui, pour lui rendre hommage, le nomma ainsi en 1865. S’il possède un nom anglais, il détient également deux autres appellations : Sagarmatha et Chomolungma. La première est népalaise et signifie montagne dont la tête touche le ciel, tandis que la seconde est tibétaine et signifie déesse mère de la terre. C’est dire si le toit du monde en impose lorsque l’on se retrouve face à lui. Et pourtant, dès 1921, les premières expéditions sont lancées par la Royal Geographical Society. Mais ce n’est que le 29 mai 1953 que pour la première fois, deux hommes, le néo-zélandais Edmund Hillary et le népalais Tenzing Norgay, parviendront à atteindre le sommet, sous les ordres du colonel britannique John Hunt, chef de l’expédition. Aujourd’hui, parmi les 14 000 personnes qui ont tenté, seules 4000 ont réussi à aller au bout de l’ascension de l’Everest et à relever le défi d’une vie.

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Hillary et Kenzing ©Wikimedia

Hillary et Kenzing ©Wikimedia

L’Everest : un parcours de forçats

Plus de 1 mois passé au dessus de 5000m !

Quoi que l’on dise sur la surpopulation d’alpinistes les jours d’éclaircie, lorsque l’ascension est possible, cela reste une formidable épreuve de force. Et il est admirable de voir jusqu’où il faut aller puiser au fond de soi pour vaincre le mont Everest, à tel point qu’Edmund Hillary en était venu à déclarer : « Ce n’est pas la montagne que nous cherchons à conquérir mais nous-mêmes ». En effet, il n’est pas donné à tout le monde de parvenir au bout. Du côté du versant népalais, l’expédition part généralement de Kathmandu et l’arrivée au camp de base, situé à 5300 mètres d’altitude, constitue déjà un choc pour l’organisme. Il faut savoir le digérer afin de continuer et de s’engager dans la montée. Celle-ci se fait progressivement du camp 1 (situé à 6 000 m) au camp 4 (situé à 7 010 m), sachant qu’il est nécessaire de réaliser deux allers-retours à chaque fois entre chaque camp pour s’acclimater parfaitement. Enfin, le départ pour le sommet se fait au petit matin pour arriver aux alentours de midi sur la crête (point culminant situé à 8848 mètres d’altitude).

Chaque Alpiniste débourse plus de 70 000 dollars pour parvenir au sommet !

Si cela vous inspire, sachez qu’il faut compter entre 70 000 et 77 000 dollars (tout compris) pour grimper l’Everest en compagnie d’un guide et de sherpas (l’ethnie locale) au sein d’un groupe de 7 personnes. En revanche, notez que pour les étrangers souhaitant réaliser l’ascension par leurs propres moyens, le coût du permis est de 25 000 dollars (même s’il devrait passer à 11 000 dollars prochainement). Il est certain que cela représente un investissement important, tant sur le plan physique que sur le plan financier, mais tous ceux qui y sont parvenus vous le diront : une fois l’ascension de l’Everest réalisée, lorsque vous atteignez le sommet le plus haut du monde et que vous surplombez les alentours, vous êtes absolument submergé, non seulement par un panorama absolument indescriptible mais aussi par un bonheur immense, celui d’être allé au bout de vous-même et d’avoir dépassé vos limites pour accomplir le rêve d’une vie.

Si vous voulez en savoir un peu plus, allez faire un tour du côté de notre article sur l’ascension de l’Everest en 3D.

Ascension de l'Everest ©Wikimedia

Ascension de l’Everest ©Wikimedia

L’Everest : des accidents tragiques et plus de 200 morts

A chaque ascension de l’Everest, il existe de multiples risques et la moindre erreur peut être fatale à toute une expédition. En 1996, deux guides chevronnés, Scott Fischer et Rob Hall, partent en expédition avec un groupe d’alpinistes amateurs. Négligeant leur niveau ainsi que les conditions climatiques, ils n’en reviendront pas, tout comme six de ceux qu’ils avaient emmenés avec eux. Ce fut pendant longtemps la journée la plus noire de l’alpinisme, jusqu’à la terrible avalanche du 18 avril dernier qui a coûté la vie à 16 sherpas. Au total, ce sont près de 200 personnes qui ont perdu la vie en tentant de gravir l’Everest. Pourtant aujourd’hui, la commercialisation de l’Everest représente une telle manne pour les compagnies de trekking et pour le gouvernement népalais, que ces derniers prennent d’importants risques en autorisant parfois jusqu’à 200 personnes à se rendre au sommet le même jour. Et malheureusement, encore trop de touristes se laissent bercer par l’illusion que l’on peut s’acheter une sécurité en haute montagne en s’attachant les services de guides expérimentés.

L’Everest : terre d’exploits

Comme si l’ascension de l’Everest n’était déjà pas assez dure comme ça, certains se plaisent à la rendre encore plus difficile, en cherchant à battre toujours plus de records. Voici une liste sélective et chronologique de quelques uns de ces incroyables records :

  • En 1975, la japonaise Junko Tabei est la première femme à atteindre le sommet.
  • En 1978, l’autrichien Peter Habeler et l’italien Reinhold Messner sont les premiers à terminer l’ascension sans assistance respiratoire.
  • En 1980, le même Reinhold Messner réalise la première ascension en solitaire, et attention, sans assistance respiratoire (trop facile sinon) !
  • En 1982, l’équipe soviétique de Vladimir Balberin et Edouard Myslovsky réalise la première ascension en conditions nocturnes.
  • En 1988, le français Jean-Marc Boivin fait la descente en parapente depuis le sommet jusqu’au camp de base (en 12 minutes).
  • En 2000, le slovène Davo Karnicar réalise la première descente intégrale à skis.
  • En 2010, à l’âge de 13 ans, l’américain Jordan Romero est le plus jeune alpiniste à avoir gravi l’Everest.

En 2013, à l’âge de 80 ans, le japonais Yuichiro Miura devient l’homme le plus âgé à vaincre  l’Everest.

Everest ©Wikimedia

Everest ©Wikimedia

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